Le mercredi 30 décembre 2021; l’organisation KIVU TERRA NOVA a organisé un zoom meeting auquel a participé plusieurs chercheurs, étudiants, acteurs de la société civile et autres personnes intéressées par la question minière dans l’Est de la RDC aussi bien au niveau local, national et international. Le thème de ce zoom meeting portait sur “Forum sur les exploitations minières et leurs impacts sociaux et environnementaux dans l’Est de la RDC”.

Ainsi, 4 grandes interventions se sont faites tour à tour, ponctuées par des questions des participants sous la modération de Monsieur Olivier Bahati, chargé de coopération de l’organisation Kivu Terra Nova. En premier lieu, Monsieur Franck ZAHINDA  qui est chercheur au Centre d’Expertise en Gestion Minière (CEGEMIa fait une présentation sur les impacts environnementaux des exploitations minières au Sud Kivu. Il s’est appesanti sur le secteur aurifère dans la ville de Kamituga et autour de cette ville et a démontré les effets sur l’environnement et la pollution des rivières dans les territoires de Mwenga en particulier et de Shabunda. Il a démontré les risques pour la santé publique liés à des usages dangereux d’extraction de l’or au Sud Kivu dans un contexte artisanal où les opérateurs demeurent peu sécurisés. En deuxième lieu, Monsieur BAFILEMBA qui travaille dans une organisation de la société civile à savoir GATT RN, spécialisée dans la gouvernance minière au Nord Kivu, a insisté sur les minerais des conflits mais aussi sur la dimension sécurité publique face à la récurrence des conflits armés, aux pillages des ressources et à la pauvreté induite par ces minerais qui créent plus des problèmes qu’ils n’en résolvent faute d’une politique adéquate du secteur minier extractif au Nord Kivu.

En troisième lieu, Monsieur Benjamin BISIMWA qui travaille dans sous commission minière de la société civile du Sud Kivu a problématisé toute la gouvernance minière au Sud Kivu tout en donnant, chiffres et faites empiriques de terrain à l’appui, les grands défis qui guettent ce secteur au Sud Kivu. Il a à cet effet balisé les problèmes environnementaux liés aux éboulements des terres récurrents conduisant à des morts d’hommes et à la destruction des écosystèmes mais aussi à des cas des violations récurrentes des droits humains dans les carrés miniers.

Enfin, Monsieur Joël BARAKA, a problématisé le concept de “l’extractivisme”. Il l’a posé comme cadre d’analyse paradigmatique avant de déblayer les conséquences pour les choix développementalistes pour des pays convoités et obligés à un mode extractif systémique tel que la RDC dont la création dès la Conférence de Berlin semble l’avoir condamné dans une sorte des réservoir des matières utiles au développement des “autres”. à cet effet, il a invité à plus d’engagement des acteurs sociaux en vue des plaidoyers vers des décisions politiques courageuses capables d’inverser le destin du Congo pour en faire un Etat véritablement maître de son avenir et de ses ressources tout en encourageant une décentralisation de la gouvernance minière en particulier et une triangulation des dimensions liées au développement durable.

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